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 Montréal, le 21 mars 2018 – La communauté bahá’íe de Montréal a célébré le nouvel an en ce jour du printemps au Centre communautaire et aquatique (CAA), Côte-St-Luc. Une centaine de variété de nationalité, d’ethnie, de culture et de langue ont participé à cet événement annuel. Célébrée à travers le monde, cette fête est également une occasion joyeuse pour les Parsies (Zoroastriens), les iraniens et autres nationalités à travers l’orient.

Ce jour coïncide également avec le lancement officiel de la Semaine d’actions contre le racisme. Cet événement a été célébré à la Mairie de Montréal en présence des invités, des partenaires et des représentants de divers paliers gouvernementaux ainsi que à la mairie de Saint-Laurent et plusieurs autres quartiers de la ville.

« Ce jour sacré où le soleil illumine la terre entière d’une manière égale, s'appelle l'équinoxe et l'équinoxe est le symbole du messager divin. Le soleil de la vérité se lève à l'horizon de la miséricorde divine et envoie ses rayons sur tous. »
 (‘Abdu'l-Bahá, Divine Philosophy)

« Naw Rúz » [ou Now-Rouz] est la Fête célébrée par les bahá'ís du monde entier à l'occasion du commencement du calendrier et de l'année bahá'íe : le 21 Mars, c'est à dire le premier jour du Printemps, le commencement du réveil de la nature, de l'éclosion des bourgeons et des fleurs !

Quoi de plus logique et de plus naturel, en effet, que de commencer l'année ce jour-là. Aussi le Báb (le Héraut de la foi bahá’íe), qui a institué le nouveau calendrier de l'Ère Nouvelle, a-t-Il choisi cette date (le 21 Mars) comme le jour du nouvel an, choix ratifié plus tard par Bahá'u'lláh. Ce jour a été déjà célébré depuis des siècles avant Jésus Christ comme une fête et portait le nom de « Naw Rúz ». C’est ainsi que celui-ci a été gardé pour notre fête du nouvel an bahá’í.

Que représentait-elle donc dans la Perse antique, puisque cette fête date d'au moins trois millénaires et, probablement, de plus de 25 siècles ?

« Now Rouz » (translittéré : Naw Rúz et prononcé No(w) Rouz, veut dire en Persan : Nouveau Jour. Dans la mythologie iranienne il est dit que le Dieu Suprême a créé l'univers en six jours : successivement le Ciel, la Terre, l'eau, les plantes, les animaux et, le sixième jour, l'Homme... Une fête célébrait le jour de chacune de ces créations : celle de l'apparition de l'Homme s'appelait « Naw Rúz » !

Jusqu'à l'an 538 avant Jésus Christ, « Naw Rúz » n'était que la fête de la Création (de l'Homme). A partir de cette date, les Iraniens vont faire coïncider le jour du nouvel an avec le premier jour du Printemps. Ce changement de date se fit sous le règne de l'Empereur perse Cyrus le Grand qui libéra les Enfants d’Israël du joug des Babyloniens et fut chargé par Dieu de reconstruire le Temple de Jérusalem. Cyrus [de religion mazdéenne (Zoroastrisme)] a un rang important puisque non seulement il est connu comme le premier « promulgateur » d'une charte des Droits de l'Homme assurant notamment la liberté religieuse, mais surtout parce qu'il est appelé dans la Bible : « le berger, l'oint de l'Éternel » !

Depuis plus de 2 500 ans, les peuples de cette région (y compris - à part ceux de l'Iran - certains habitants de l'Afghanistan, du Tadjikistan, de l'Ouzbékistan, de l'Inde, du Pakistan, de la Caucasie, de la Turquie et de l'Iraq) célèbrent joyeusement cette Fête de « Naw Rúz ».

Pour le calendrier iranien (qui est complètement différent du calendrier islamique et qui serait l'un des rares à commencer au Printemps), elle représente, en plus, le Jour de l'An (fêté pendant 12 jours, plus un 13ème jour pendant lequel on doit sortir de la maison pour une communion joyeuse avec la nature).

Malgré l'invasion de cette région par Alexandre de Macédoine, les armées de l'Islam, les hordes de Gengis Khan et de Tamerlan, et malgré les vicissitudes des temps, cette fête a persisté et, étant un point commun, a même servi, d'une certaine manière, à unir culturellement les peuples du Plateau de l'Iran...

Dans la mythologie, la tradition et la culture iranienne, « Naw Rúz » est considérée comme la Fête du Créateur, de l'apparition de l’Homme, la Fête de la Nature, de la Fécondité, de l'Espoir et de la Paix. Elle est également la Fête de la Famille, du Respect envers le chef de famille et des personnes âgées, de l'Amitié, de la Générosité, de la Joie et des Enfants…

Montréal, le 4 février 2018  À l’occasion de La Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle, la Communauté bahá’íe de Montréal a organisé deux soirées de « Portes-Ouvertes » au Sanctuaire bahá’í invitant les organismes Inter-Foi pour venir visiter ce lieu sacré.

La première rencontre a eu lieu le dimanche 4 février et le deuxième, le mercredi 7 février lors des horaires réguliers du Sanctuaire. 

La Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle est un événement annuel célébré au cours de la première semaine de février depuis 2011. 

La Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle a été proclamée par l'Assemblée générale dans sa résolution A/RES/65/5 adoptée le 20 octobre 2010. Dans la résolution, l'Assemblée générale des Nations Unies souligne que la compréhension mutuelle et le dialogue entre les religions constituent des dimensions importantes de la culture de la paix mondiale. La Semaine doit ainsi être un moyen de promouvoir l'harmonie entre toutes les personnes, indépendamment de leur foi.

Reconnaissant l’impérieuse nécessité d’un dialogue entre les différentes confessions et religions afin d'améliorer la compréhension mutuelle, l'harmonie et la coopération entre les peuples, l'Assemblée générale des Nations Unies encourage tous les États à soutenir au cours de cette semaine la diffusion du message d'harmonie entre les religions et de bonne volonté dans les églises du monde, les mosquées, synagogues, temples et autres lieux de culte, sur une base volontaire, et selon les traditions religieuses ou convictions de chacun.

Montréal, le 25 février 2018 -  Une trentaine d’amis de différents quartiers de la ville se sont rassemblés au centre bahá’í pour célébrer le premier jour des «jours intercalaires».

Les jours intercalaires, ou jours de Há, du 26 février au 1er mars inclus constituent une période de préparation au jeûne. Ils sont consacrés à l’hospitalité, à la charité et à l’échange de cadeaux. Les jours intercalaires ont le mérite d'être associés avec "la lettre Ha". La valeur numérique de cette lettre dans le système numérique arabe « abjad » est cinq, qui correspond au nombre potentiel des jours intercalaires. Dans les Ecrits saints, la lettre « Ha » a reçu plusieurs significations spirituelles, parmi lesquelles celle d'un symbole de l'essence de Dieu.

Le calendrier bahá'i fut créé par le Báb « Héraut de l’Ère nouvelle » en 1844, l'année qui marque le début de cette religion universelle. Basé sur l'année solaire, il débute le 21 Mars, avec l'équinoxe de printemps et se divise en 19 mois de 19 jours, plus quatre jours intercalaires qui amènent au compte d'une année. Chaque nouveau jour commence au coucher du soleil. Tous les quatre ans, un cinquième jour intercalaire joue le rôle du 29 février dans le calendrier grégorien. Le Báb nomma les mois selon la qualification des attributs de Dieu.

Pendant ces jours-là, les bahá'is reçoivent leurs amis ou leur rendent visite, et viennent en aide aux nécessiteux.  Le jour de l'an bahá'í, comme celui de la Perse antique, est défini par l’astronomie ; il commence à l'équinoxe du printemps (21 mars), et l'ère bahá'íe commence à la déclaration du Báb (1844 après J.C.--1260 après l'hégire).

Le Báb n'avait pas fixé de place précise pour les jours intercalaires dans le nouveau calendrier. Le Kitáb-i-Aqdas « Le livre le Plus Saint » résout cette question en assignant aux jours "excédentaires" une place fixe dans le calendrier, précédant immédiatement le mois de `Ala', la période de jeûne.

« ... ces jours de générosité qui précèdent la période de restrictions, … » Bahá'u'lláh a enjoint à ses adeptes de consacrer ces jours à la fête, aux réjouissances et à la charité. Dans une lettre écrite de la part de Shoghi Effendi (le Gardien de la foi bahá’íe), il est expliqué que « les jours intercalaires sont spécialement réservés à l'hospitalité, au don de présents, etc. ».

Montréal, le 17 janvier 2018 - Quelque 150 membres de la communauté bahá'íe de Montréal se sont réunis au Centre bahá'í récemment rénové, situé au 177, avenue des Pins Est - pour célébrer l'occasion aussi bien que la fête des 19 jours. Représentant une grande variété d'âges et de groupes ethniques, ils venaient de neuf arrondissements différents de notre ville. 

Deux membres de l'Assemblée en 1983 qui étaient présents à la fête ont raconté aux amis l'histoire de la façon dont le Centre Bahá'í a été acheté alors. Kay Hopkinson, membre de la communauté bahá'íe de Montréal à l'époque, a fait une simple suggestion lors d'une fête de 19 jours d’acheter un lieu de rassemblement pour les amis. Comme c’est la procédure, la suggestion a été transmise à l'Assemblée Spirituelle, l'organe directeur qui administre les affaires de la Communauté. L'Assemblée a accueilli favorablement la suggestion et l'a approuvée. La communauté montréalaise était relativement petite et l'Assemblée avait peu d'argent dans son compte bancaire. L'île de Montréal comptait une quinzaine de municipalités dotées d'un corps administratif bahá'í jusqu'au 1er janvier 2006, date à laquelle les municipalités et Montréal se sont regroupées en une seule ville.

Au début de la foi, la plupart des réunions ont eu lieu à la résidence de l'architecte montréalais Sutherland Maxwell et de son épouse May Boles, où se trouve actuellement le sanctuaire bahá'í de Montréal. Au fur et à mesure que les membres de la Communauté grandissaient, les activités bahá'íes se tenaient soit au YWCA au centre-ville, soit chez les amis. Par conséquent, les dépenses étaient peu et la quantité d'argent conservée dans la banque était également peu. L'Assemblée a eu l'idée brillante d'organiser une activité de collecte de fonds et de recueillir l’argent nécessaires pour acheter un centre. L'événement était prévu au « Negro Community Centre ». Il est arrivé qu'une tempête de verglas a paralysé toutes les activités à Montréal et dans les environs. Il y avait peu d'espoir d'avoir un grand rassemblement et de recueillir beaucoup d’argent ! 

La Main de la Cause John Robarts (un des membres d'un organisme de ce nom pour aider à l'expansion et d'autres activités de la communauté) qui vivait à Rawdon, Québec avec sa famille devait être présent à cette activité de levée du fonds. Sa fille, qui était censée le conduire à l'événement, avait peur que les dangereuses routes couvertes de glace puissent causer un accident et qu'il n'y avait aucune raison de se mettre en péril pour aller à la soirée de collecte de fonds. John, néanmoins, était déterminé à être à Montréal et rien ne pouvait l'empêcher de le faire ! Il a mis son chapeau qu'il avait porté à Haïfa lors de sa rencontre avec Shoghi-Effendi, le défunt gardien de la foi bahá'íe, a décidé de prendre un taxi et est arrivé au « Negro Community Centre » ! Il avait l'intention de vendre son chapeau aux enchères afin de générer des fonds pour le Centre bahá'í de Montréal.

Comme on s'y attendait, peu de personnes ont réussi à être présentes à la réunion à cause de la tempête de verglas, néanmoins cinq mille dollars ont été recueillis ce soir-là ! L'Assemblée Spirituelle a nommé un comité pour rechercher un endroit approprié pour acheter et l'emplacement actuel a été trouvé. Malheureusement, il était situé dans un quartier résidentiel et il avait besoin d'un permis de l'hôtel de ville afin d’être utilisé pour des activités publiques. L'un des membres du comité susmentionné a communiqué avec le bureau des permis de la mairie qui a rejeté la demande sans autre discussion. Un autre membre a essayé à nouveau et a réussi rencontrer un fonctionnaire au bureau du maire. Lorsque ce fonctionnaire a été informé du but et des activités du Centre Bahá'í, la permission a été accordée sans autre question. Le problème majeur était toujours le manque de fonds. Le prix de la propriété était de 100 000 $ - beaucoup d'argent à l’époque ! Il y avait très peu de Bahá'ís dans cette période qui possédait une propriété et le défunt Raymond Flournoy était l'un d'entre eux. Il a réussi à hypothéquer sa propre maison afin d'obtenir une deuxième hypothèque et permettre à l'Assemblée d'acheter la propriété. Curieusement, l'anniversaire du décès de Raymond est aujourd’hui, le 17 novembre !

L'Assemblée payait douloureusement l'hypothèque alors, par coïncidence, la fille de l'architecte Sutherland et May Maxwell, connue des baha'is sous le nom de Rúhíyyih Khánum, était en ville pour une Conférence. Elle a entendu que la communauté bahá'íe de Montréal a acheté une propriété et a demandé si l'hypothèque a été complètement payée ? On lui a dit qu'il restait 20 000 $ pour compléter le paiement ! Elle a réfléchi un moment et a dit que sa mère, May Maxwell, avait gardé un compte bancaire à Montréal et elle pensait qu'il y avait exactement 20 000 $ dedans ! Elle a généreusement fait don du montant à la communauté bahá'íe de Montréal, de sorte que l'hypothèque a été entièrement payée.

 Le centre bahá'í, magnifiquement rénové, est ouvert au public, possède une librairie pour acheter des livres bahá'ís ainsi qu'une bibliothèque de lecture accessible pendant les heures d'ouverture du centre.

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