Nouvelles

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Montréal, le 7 mai 2023 - Bahá'u'lláh, dans l'un de ses écrits intitulé « Les bonnes nouvelles », dit : « Bien qu'une forme républicaine de gouvernement soit avantageuse pour tous les peuples du monde, la majesté de la royauté est un des signes de Dieu. Nous ne désirons pas que les pays du monde en restent dépourvus. Si les gens avisés combinent ces deux formes en une, grande sera leur récompense en la présence de Dieu. »

Le couronnement d'un nouveau roi a ouvert de nouvelles portes et de nouvelles perspectives sans précédentes à la vision de l'humanité ! Ce fut une autre occasion d'attirer l'attention des peuples du monde sur la foi bahá'íe, aussi subliminale soit-elle !

Lors de la cérémonie de couronnement à l'abbaye de Westminster, une attention particulière a été accordée à la présence des délégations religieuses et les nations autochtones avec à leur tête la représentante de la communauté bahá'íe du Royaume-Uni, une dame portant un OBE (Ordre de l'Empire britannique) décerné par la défunte reine elle-même ! Le présentateur de la chaîne de télévision BBC a spécifiquement mentionné la Foi bahá'íe au cours de la procession des représentants de diverses religions. Une fois de plus, le nom de la Foi a été entendu dans cette majestueuse abbaye qui a accueilli plusieurs rassemblements interconfessionnels dirigés par le Prince Philip, Duc d'Édimbourg en personne !

Une cérémonie digne a eu lieu dimanche à l'occasion du couronnement du nouveau roi à l'église Christ Church de Montréal, en présence de quelque 200 dignitaires, représentants de divers paliers de gouvernements et représentants de diverses religions, y compris la communauté bahá'íe.

Dans son discours, l'honorable J. Michel Doyon, Q.C., 29e lieutenant-gouverneur du Québec, a souhaité une nouvelle ère d'unité et de communion des nations sous le nouveau monarque ! Plus tard, lors d'une conversation avec un membre de la communauté bahá'íe de Montréal, il a insisté sur le rôle essentiel des religions, en particulier de la foi bahá'íe, en tant que catalyseur, pour introduire la vérité fondamentale de toutes les religions, à savoir l'unité de l'humanité ! Il a également souhaité que l'humanité comprenne un jour comment les religions ont été la cause de l'unité de l'humanité plutôt que l'animosité et dispersion véhiculés par leurs adeptes ! Il a exprimé ses bons vœux pour la communauté bahá'íe !

Au cours d'une conversation avec le très révérend Bertrand Olivier, doyen et recteur de la Christ Church, il a mentionné qu'il souhaitait vivement assister à la commémoration du centenaire du décès de 'Abdu'l-Bahá à l’église unie Saint-James, mais qu'il était en service ailleurs ! Il envisage d'organiser une réunion pour rassembler les chefs religieux de Montréal dans un forum d'unité et d’entendement !

La conversation la plus intéressante a été celle avec le Dr Nichols Capozzoli, directeur de la musique à la cathédrale ! Il a expliqué qu'il avait choisi la musique de cette célébration en partant de l'idée de la proximité de Dieu au lever et au coucher du soleil, en honorant le réveil du monde et en le remettant entre les mains de Dieu lorsque nous allons nous reposer. Cette idée a été magistralement interprétée par une chorale de cinquante voix, composée de différentes nations et origines ethniques, y compris un bébé des Premières Nations sur le sac à dos de sa mère !

Il est à noter que c'est Herbert Symonds, vicaire de Christ Church (1860-1921) qui a présenté 'Abd'ul-Bahá aux 1200 membres de la congrégation présents à Saint James's United Church où il a donné une conférence le 5 septembre 1912.

Montréal, samedi le 29 avril 2023 - Un magnifique Concert d’une durée de 60 minutes offert par Marguerite Bilodeau a transformé l’âme des participants au 9ème jour du festival de Riḍván. Une artiste talentueuse et multidisciplinaires qui joue plusieurs instruments accompagnés de sa voix angélique en un âge avancé représentait parfaitement l’esprit de cet événement qui a été célébré à travers le monde entier.

Marguerite Bilodeau, 87 ans, est mère de 5 enfants, elle a 10 petits-enfants, et un arrière-petit-fils. Elle a pratiqué le métier d’infirmière pendant plus de 25 ans et maintenant elle gère son entreprise intitulée Marguerite & Soleil.

Marguerite est productrice, écrivaine, artiste peintre et une musicienne accomplie. Elle a étudié le piano, la guitare, la flûte à bec, le violoncelle, le clavecin, les harpes celtiques et paraguayennes. Elle a composé plus de 60 chansons en français et en anglais.

Paix, Justice et Joie de vivre sont des mots qui l’enveloppent comme un gant. Elle s’engage à sensibiliser les gens de tout âge à la culture de la Paix.

La célébration du 9ème jour de Riḍván a eu lieu au Centre bahá’í de Montréal en présence d’une trentaine de personnes venant de tous les coins de la ville. Des célébrations semblables ont eu lieu dans les autres quartiers également.

À propos des douze jours de séjour de Bahá'u'lláh dans le jardin de Najibiyyih, Nabil, le chroniqueur de l’époque, écrit :

Chaque jour, du matin au soir, je le (Bahá'u'lláh) voyais sans cesse occupé à converser avec le flot de visiteurs qui ne cessaient d'arriver de Baghdád. Pas une seule fois je ne pus découvrir, dans les paroles qu'il prononçait, le moindre indice de dissimulation.

Quant à la signification de cette déclaration, laissons Bahá'u'lláh lui-même nous en révéler l'importance. Saluant cette circonstance historique comme le « plus grand festival », le « roi des festivals », le « festival de Dieu », il le caractérise dans son Kitáb-i-Aqdas comme le jour où « toutes choses créées ont été plongées dans l'océan de la purification », tandis que, dans une de ses tablettes spécifiques, il y fait allusion comme au jour où « les brises du pardon ont soufflé sur toute la création ».

« Réjouis-toi ! -Que ton allégresse soit extrême, ô peuple de Bahá », écrit-il dans une autre tablette, « en te remémorant le jour de suprême félicité, le jour où la langue de l'Ancien des jours a parlé, quand il quitta sa demeure pour se rendre au lieu d'où il déversa, sur la création entière, les splendeurs de son nom, le très-Miséricordieux ... Si Nous révélions les secrets cachés de ce jour, tout ce qui demeure sur la terre et dans les cieux tomberait en défaillance et mourrait, excepté ceux que Dieu, le Tout-Puissant, l'Omniscient, le très-Sage, préserverait ».

Le départ de Bahá'u'lláh du jardin du Ridvan, à midi, le 3 mai 1863, vit se dérouler des scènes d'enthousiasme tumultueux non moins spectaculaires, et même encore plus touchantes, que celles qui avaient salué son départ de sa suprême demeure à Baghdád. « Le grand tumulte », écrit un témoin oculaire, « associé, dans nos esprits, au jour du rassemblement, le jour du jugement, nous en fûmes les spectateurs en cette occasion. Croyants et incroyants sanglotaient et se lamentaient pareillement. Les chefs et les notables qui s'étaient rassemblés furent frappés d'étonnement. L'émotion atteignit un tel degré de profondeur que nul langage ne peut la décrire et qu'aucun observateur n'aurait pu échapper à sa contagion. »

Monté sur son coursier, un étal aubère de la plus pure race, le meilleur que ses adorateurs avaient pu acheter pour lui, et laissant en arrière une multitude d'admirateurs fervents qui s'inclinaient, il s'éloigna vers la première étape d'un voyage qui devait le mener à la ville de Constantinople. « Nombreuses furent les têtes », raconte Nabil, lui-même témoin de cette scène mémorable, « qui, de tous côtés, se courbaient dans la poussière, aux pieds de son cheval, embrassant ses sabots, et innombrables furent ceux qui s'élançaient pour étreindre ses étriers. » « Qu'il fut grand', atteste un compagnon de route, « le nombre de ceux qui, personnifications de la fidélité, se jetèrent devant ce destrier, préférant la mort à la séparation d'avec leur Bien-Aimé ! J'ai l'impression que ce coursier béni foula aux pieds les corps de ces âmes au cœur pur. » « Ce fut Lui » (Dieu), déclare Bahá'u'lláh lui-même, « qui me permit de quitter la ville » (Baghdád), revêtu d'une majesté telle que nul, sauf les négateurs et les malveillants, ne pouvait manquer de reconnaître. » Ces marques d'hommage et de dévotion continuèrent de l'entourer jusqu'à ce qu'il soit installé à Constantinople.

  • Source : Shoghi Effendi : Dieu passe près de nous

Montréal, le 21 avril 2023 - La communauté bahá'íe de Montréal, comme d'autres localités similaires dans le monde, a célébré le plus grande Festival du calendrier bahá'í, le Festival du Riḍván, unique dans l'histoire. C'est l'occasion d'élire les institutions bahá'íes à travers le monde, que ce soit au niveau local ou national. Ainsi, la Communauté de Montréal a élu son corps administratif local composé de neuf personnes qui serviront la Communauté pendant un an. C'était la première fois qu'un tel rassemblement se tenait au Centre bahá'í de Montréal depuis le début de la pandémie en 2019.

Ce jour marque également le temps passé par Bahá'u'lláh dans le jardin de Riḍván, à l'extérieur de Bagdad, en 1863. C'est là que, pour la première fois, il a déclaré publiquement sa mission en tant que manifestation de Dieu.

« Voici venu le printemps divin, ô Plume sublime, car la fête du Miséricordieux approche à grands pas. Lève-toi donc pour magnifier le nom de Dieu devant la création tout entière et célébrer sa louange de telle sorte que toutes choses créées en soient régénérées et rénovées. Parle, et ne prends aucun repos. 1 »

Ce que Bahá'u'lláh a annoncé dans le jardin de Riḍván est remarquable. Il a non seulement affirmé être une nouvelle manifestation de Dieu, mais aussi le Promis annoncé dans les Écritures sacrées de toutes les grandes religions du monde. Il est l'accomplissement du continuum des messagers divins, qui comprend Abraham, Krishna, Zoroastre, Moïse, Bouddha, Jésus, Muhammad et le Báb.

Shoghi Effendi développe la position de Bahá'u'lláh dans Dieu passe près de nous :

Pour Israël, il n'était ni plus ni moins que la personnification du "Père éternel', du "Seigneur des armées " descendu "avec dix mille saints", pour la chrétienté le Christ, revenant "dans la gloire du Père", pour l'islám shi'ah le retour de l'Imàm Husayn, pour l'islám sunnite la descente de "l'Esprit de Dieu" (Jésus-Christ), pour les zoroastriens le Sháh Bahràm promis, pour les hindous la réincarnation de Krishna, et pour les bouddhistes le cinquième Bouddha. 2

Il est celui qui découvre à vos yeux le précieux Joyau caché, si vous êtes de ceux qui cherchent. Il est le Bien-Aimé de toutes choses passées et futures. 1

Voici le paradis dont le bruissement des feuilles proclame : « Ô vous, habitants du ciel et de la terre ! vient d’apparaître ce qui n’était jamais apparu. Celui qui, de toute éternité, avait caché sa face à la vue de la création est maintenant venu. » 3

Bahá'u'lláh nous confie une double responsabilité. Il nous est demandé non seulement de le reconnaître et de reconnaître sa position, mais aussi d'obéir à ses lois, notamment en diffusant activement ses enseignements, en servant les autres et en manifestant de bonnes qualités telles que l'amour, la générosité et la bonté envers tous.

Lève-toi et proclame devant toute la création que le Très-Miséricordieux a dirigé ses pas vers le Riḍván et qu’il y est entré. Puis, guide le peuple jusqu’au jardin de délices dont Dieu a fait le trône de son paradis. Nous t’avons élu pour être notre très puissante Trompette dont la sonnerie doit annoncer la résurrection de toute l’humanité. 3

Bien que le jardin de Riḍván soit situé à Bagdad, il peut également s'agir d'un lieu spirituel, d'un jardin des délices ou d'une cité de la certitude.

Ce qui est important dans les enseignements de Bahá'u'lláh, c'est qu'il est venu construire un nouvel ordre mondial, transformer les âmes et rajeunir à la fois les individus et la société collective. Grâce au pouvoir du printemps divin, nous sommes en mesure de nous recréer nous-mêmes et de recréer nos communautés.

... En vérité, sur notre ordre irrésistible et souverain, toutes les âmes ont expiré. Puis, nous avons appelé à l’être une création nouvelle en signe de notre grâce envers les hommes. Je suis en vérité le Très-Généreux, l’Ancien des jours. 3

Dans une Tablette révélée le neuvième jour du Riḍván, Bahá'u'lláh demande à Dieu d'aider certains croyants à mieux se connaître. Comme on peut associer la période du Riḍván à la mise au point de toutes les connaissances acquises pendant le jeûne, la citation suivante est très attachante :

Ô Seigneur, aide certains parmi eux à se connaître eux-mêmes et à tenir leurs langues de peur qu’ils n’abaissent leur rang et ne réduisent leurs œuvres à néant. Tu as, en vérité, pouvoir sur toutes choses. 5

Dans l'ensemble, les Écrits nous font prendre conscience du privilège de reconnaître la position de Bahá'u'lláh et de boire ne serait-ce qu'une goutte du calice de la vie éternelle, qui est en fin de compte son Message et ses Enseignements :

Ô habitants du ciel et de la terre, buvez à satiété l’eau de la vie éternelle dans la coupe que la main de Bahá offre en ce paradis suprême, sublime. Par Dieu ! quiconque en boit, ne serait-ce qu’une goutte, ne subira pas les vicissitudes du temps et ne sera pas la proie des artifices du Malin, mais le Seigneur l’enverra dans chaque dispensation, paré d’une beauté sanctifiée et merveilleuse. Que tous acclament cette Fête du Seigneur manifestée depuis le siège du Seigneur de toute sagesse ! 5 

NOTES :

  1. Florilège d’écrits de Bahá’u’lláh
  2. Shoghi Effendi, Dieu passe près de nous, Maison d’éditions bahá’íes, p. 89.
  3. Florilège d’écrits de Bahá’u’lláh
  4. Jours de souvenance - Maison d’éditions bahá’íes (MEB) 2021

Photo : Archives BWC - Élection lors d'un congrès international 

Montréal, le 23 avril 2023 – Dans le cadre de la Semaine de l’action bénévoles célébrée depuis 24 ans, plus de 200 bénévoles ont été invité à un Brunch de reconnaissance le dimanche 23 avril 2023. Reçus par le maire de l’arrondissement Alan DeSousa (Vice-président en charge du développement durable, de l'environnement, des parcs et espaces verts) et les conseillers, six personnes de la Communauté bahá’íe étaient également parmi des invités. Lors du Brunch de reconnaissance des bénévoles, un diaporama soulignait les réalisations des organismes de l’arrondissement depuis 2020 aussi bien que celles de la communauté bahá’íe !  

C’était une occasion très appréciée pour renouveler les liens d’amitié que les membres de la Communauté bahá’íe de Saint-Laurent avaient cultivé avec les membres de la communauté laurentienne depuis un quart de siècle !  

Un nombre considérable des bénévoles qui sont impliqués dans les projets variés, se trouve parmi les membres de Communauté bahá’íe de Montréal. Raymond Flournoy (1924-2015) a servi comme bénévole à l’hôpital Saint-Mary de Montréal une grande partie de sa retraite, pendant 24 ans ! Beaucoup d’autres ont servi comme enseignant, préposé aux patients, prof de musique et capitaine d’une équipe sportive ou au sein de l’armée canadienne !

Avec une population massivement issue de l'immigration, Saint-Laurent est un arrondissement composé d’au-delà de 66 ethnies parlant une centaine de langues et dialectes. Il est naturel qu’on y trouve un nombre considérable d’organisations qui sont impliqués dans le travail de bénévolats. Naturellement, les membres de la Communauté bahá’íe de cet arrondissement étaient et sont toujours aussi impliqués dans ces activités depuis au moins trois décennies !

Probablement la première bénévole dans ce quartier était Suzanne Prud’homme (1933-2020) qui a travaillé pendant toute la période de sa retraite à la Place Benoit. L’une des principales caractéristiques de la population qui vit à Place Benoit est sa très grande diversité́. En effet, une cinquantaine de groupes d’appartenances ethniques, culturelles ou religieuses différentes s’y côtoient. Suzanne a géré pendant une quinzaine d’année la nourrir et l’habillement des habitants de cette agglomération remarquable ! Nous avions même organisé des cours d’apprentissage pour quelque famille dans ce coin de la ville, dit un des bahá’ís !

D’autres membres de la Communauté bahá’íe sont impliqués dans les Organisme sans but lucratif de l’arrondissement, tels que CARI Saint-Laurent, Centre d'Encadrement pour Jeunes Femmes Immigrantes (CEJFI), Le Comité des organismes sociaux de Saint-Laurent (COSSL), Cégep de Saint-Laurent, le YMCA, la Maison des Parents de Bordeaux-Cartierville et Centre ABC (Centre Action Bénévole).

L’administration laurentienne a toujours tenu en haute estime le travail qu’accomplissent jour après jour les bénévoles qui contribuent de manière importante à la qualité de vie dont profitent les citoyens de Saint-Laurent.

Montréal, le 21 mars 2023 – Les bahá’ís de différents quartiers de la ville, tels que Saint-Laurent, Centre-ville, Cœur de l’est, ont célébré le nouvelle an 180 de l’Ère bahá’íe !

Nasseem, une jeune de DDO, a eu l'idée de réaliser une exposition sur les préparatifs de Naw-Ruz et l'installation de “ haft seen”  dans l'espoir d'éveiller la curiosité de ceux qui choisissent de visiter l'exposition et d'explorer en toute indépendance tout ce qui nous relie interculturellement à l'occasion de cette fête. L'organisation de Naw-Ruz est née d'un besoin de responsabiliser les enfants d'immigrés vivant dans la diaspora et soumis à l'assimilation, qui pourraient se sentir isolés, et d'encourager le lien avec l'héritage, les coutumes, la langue et la patrie. L'objectif est d'amplifier et d'adapter les traditions anciennes, et de construire une communauté accessible aux marginaux de la diaspora. Nasseem travaille en collaboration avec d'autres organismes tel que la librairie Maktaba, pour créer des opportunités de connexion avec la communauté.

Le mot Naw-Ruz vient de l'Avestique ( nava : nouveau + rəzaŋh : jour/lumière du jour) signifiant “ nouveau jour/lumière”  et a toujours le même sens en Persan ( naw : nouveau + rúz : jour, signifiant “ nouveau jour” )

Naw-Rúz, qui est célébrée depuis au moins 3000 ans, est profondément enracinée parmi les rituels et les traditions des Zoroastriens. C'est la fête de la création et du renouveau. Aujourd'hui, la fête de Naw-Rúz est célébrée dans de nombreux pays, qui ont été des territoires ou qui ont été influencés par l'Empire Perse : en dehors de l'Iran, on peut citer l'Irak, l'Afghanistan, des parties du Moyen-Orient aussi bien que dans les ex-républiques soviétiques du Tadjikistan, de l'Ouzbékistan, de l'Azerbaïdjan, du Kazakhstan, et du Kyrgyzstan. La fête est aussi célébrée par les Parsis zoroastriens en Inde et en Turquie, où elle est appelée Nevruz en Turc et Newroz en Kurde.

Le Báb et Bahá'u'lláh ont institué pour les baha'is un nouveau Calendrier Badí‘, dont le premier jour est Naw-Rúz, assimilé au “Jour de Dieu” et à Son “Plus Grand Nom” (Bahá' : splendeur/gloire). Dans son “ Livre le Plus Saint”, Bahá'u'lláh en fait un jour de fête, saint et chômé, qu'il place à la fin du jeûne, au jour de l'équinoxe de printemps.

« ... Ce jour sacré où le soleil illumine également la terre entière est appelé l'équinoxe et l'équinoxe est le symbole du messager divin. Le soleil de la vérité se lève sur l'horizon de la miséricorde divine et envoie ses rayons sur tous. Ce jour est consacré à cette commémoration. C'est le début du printemps. Lorsque le soleil apparaît à l'équinoxe, il provoque un mouvement chez tous les êtres vivants. Le monde minéral se met en mouvement, les plantes commencent à germer, le désert se transforme en prairie, les arbres bourgeonnent et tout ce qui vit réagit, y compris le corps des animaux et des hommes. »

« Le lever du soleil à l'équinoxe est le symbole de la vie et la réalité humaine est revivifiée ; nos pensées sont transformées et notre intelligence est accélérée. Le soleil de la vérité confère la vie éternelle, tout comme le soleil est la cause de la vie terrestre.

Le jour de l'apparition du messager de Dieu sur la terre est toujours un jour sacré, un jour où l'homme commémore son seigneur. »

« C'est la nouvelle année ... c'est maintenant le début d'un cycle de Réalité, un nouveau cycle, un nouvel âge, un nouveau siècle, un nouveau temps et une nouvelle année. ... Je souhaite que cette bénédiction apparaisse et se manifeste sur les visages et les caractéristiques des croyants, afin qu'ils deviennent eux aussi un nouveau peuple, et ... qu'ils fassent du monde un monde nouveau, afin que ... l'épée se transforme en rameau d'olivier ; que l'éclair de la haine devienne la flamme de l'amour de Dieu ... que toutes les races ne forment qu'une seule race ; et que tous les hymnes nationaux soient harmonisés en une seule mélodie.

'Abdu'l-Bahá explique que l'équinoxe de printemps est le symbole du renouveau et du printemps spirituels apportés à l'humanité par le message des “Manifestations de Dieu” successives, telles que Moïse, Jésus, Mohammed, le Báb et Bahá'u'lláh, et que la fête de Naw-Rúz en est la commémoration concrète. »

Références : - 'Abdu'l-Bahá, Tablettes de 'Abdu'l-Bahá

(Kitáb-i-Aqdas, versets 16 et 111, question 35, note 26)

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