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Montréal, le 13 septembre 2018 - La communauté bahá’íe de Montréal était ravie d’accueillir Cliff Huxtable, chevalier de Bahá’u’lláh, de l’île Sainte-Hélène, où lui et sa défunte épouse, Catherine, sont installés depuis 52 ans. Cette île volcanique éloignée est située dans l'océan Atlantique Sud. C’est l’une des îles les plus éloignées du monde et elle était inhabitée lors de sa découverte par les Portugais en 1502. C’était une halte importante pour les navires à destination de l’Europe depuis l’Asie et l’Afrique du Sud pendant des siècles. Sainte-Hélène mesure environ 16 kilomètres sur 8 (10 milles sur 5 milles) et compte 4 534 habitants (recensement de 2016). Il a été nommé d'après Sainte-Hélène de Constantinople.

Lors d’une soirée de danse au collège, Cliff Huxtable a remarqué une charmante jeune femme assise dans la pièce. S'approchant d'elle pour demander une danse, il vit avec consternation qu'elle était assise dans un fauteuil roulant. Ne sachant pas quoi faire ensuite, il a interrompu une camarade de classe qui dansait avec l’un des amis de la femme. "Venez la rencontrer", invita l’ami. "Elle est juste comme tout le monde." La jeune femme était Catherine Heward, confinée dans un fauteuil roulant à cause de la dystrophie musculaire. Les médecins lui avaient donné seulement vingt ans pour vivre.

Malgré ses limitations physiques et sa force décroissante, Catherine, la défunte épouse de Cliff, est devenue une jeune femme autonome aux intérêts diversifiés. Elle lui attira un cercle d'amis qui l'accompagnait à des concerts, des ballets, des théâtres, des galeries d'art et des conférences. Elle est devenue une auteure talentueuse et une artiste accomplie à l'aiguille. Contre toute attente, elle et Clifford Huxtable se sont mariés en 1955, ont embrassé la foi bahá'íe en 1951, ont parcouru le monde pendant le grand projet pionnier bahá'í de la croisade de dix ans de Shoghi Effendi, ont adopté un adolescent et ont eu un garçon juste avant le décès de Catherine à l'âge de trente-cinq ans.

Catherine et moi sommes nés en 1932, a raconté Cliff, sommes rencontrés en 1950, avons rejoint la foi bahá'íe dans le salon de John et Audrey Robarts, à Forest Hill Village, Toronto et avons servi ai sein de l’Assemblée spirituelle de Toronto et ensuite sommes partis à Regina comme pionnier, fin 1957 - 1959. Ils ont poursuivi leurs services à la Foi et se sont installés sur le territoire vierge des îles du golfe, à l’intérieur de l’île de Vancouver, à l’automne 1959 - automne 1965 et finalement une tournée d'adieu des communautés bahá'íes de Victoria à Montréal.

Lorsque l'appel aux pionniers du plan de neuf ans a été lancé en 1965, les cœurs de Catherine et de Clifford Huxtable ont à nouveau été touchés. Ils se sont portés volontaires pour s'installer sur l'île volcanique isolée de Sainte-Hélène, dernière prison et lieu de repos de Napoléon Bonaparte où à leur arrivée en avril 1966 il n’y avait qu’un seul bahá’í., À peine dix-neuf mois après leur arrivée à Sainte-Hélène, le 25 octobre 1967, Catherine est décédée. « La fin est venue soudainement après seulement une journée de souffrance », a déclaré Clifford. « Ses derniers mots étaient une paisible et sereine prière :  je veux mourir. »

Peu de temps après le décès de Catherine, dit Cliff, qu’il était surpris d’apprendre que lui et Catherine avaient tous deux, été nommés Chevaliers de Bahá’u’lláh pour les îles du Golfe. Cliff vit toujours à Sainte-Hélène, s’est mariée à une dame de Sainte-Hélène et tous les deux servent actuellement au sein de l’Assemblée spirituelle frêle de l’île où il y a actuellement dix-neuf bahá’ís !

Cliff est à Montréal depuis deux semaines pour encourager les amis bahá'ís de la région à envisager d’hiverner dans la ravissante ville de Sainte-Hélène, à se lier d’amitié avec ses « saints » et à renforcer nos liens d’amitiés avec eux. Ensuite, il se rend à Bromont pour une réunion de famille de 60 membres de partout en Amérique du Nord avant de retourner dans son île extraordinaire le 29 septembre. (Il a passé ses étés chez ses grands-parents, ses oncles et tantes dans les cantons de l’Est de Montréal.

Pour plus d'informations sur Sainte-Hélène : http://www.sthelenabahai.org

Montréal, le 12 septembre 2018 - Dans le cadre de leurs études continues, vingt-deux étudiants de l’Université impériale japonaise de Kyoto sont actuellement en visite à Montréal pour étudier la culture et les langues canadiennes. Le groupe de quatre qui étudient la diversité religieuse a visité le sanctuaire bahá’í de Montréal accompagné de leur tuteur. La visite comprenait une présentation sur la foi, la famille Maxwell et le séjour de ‘Abdu’l-Bahá à Montréal, ainsi qu’une brève histoire de la foi au Japon. De nombreuses questions ont été posées à propos de la foi et de la relation entre ‘Abdu’l-Bahá et la famille Maxwell. Des questions ont également été posées à propos du système administratif de la foi et des élections non partisanes dans la Communauté mondiale bahá’íe. Une pochette contenant de littérature et des informations pertinentes sur la foi a été offertes aux étudiants.

La Faculté d'éducation permanente de McGill jouit d'une réputation internationale en tant que chef de file en matière de formation continue. Les instructeurs sont dynamiques et engagés, le corps étudiant, intelligent et diversifié, apportant avec eux un large éventail d’expériences de tous les horizons. Il y a plus de 150 pays représentés à l'Université McGill, l'organisme étudiant le plus diversifié à l’échelle international au Canada. Le nombre d’étudiants de la Faculté d’études permanentes de McGill est de 15 000 ! L'avancement personnel et le développement professionnel, l'apprentissage des langues, la traduction et la communication écrite et le développement personnel tout au long de la vie, ainsi que les arts, la diversité religieuse et les études autochtones sont inclus dans le programme.

 L'Université impériale de Kyoto au Japon a été fondée par un décret impériale le 18 juin 1897, la deuxième université établie au Japon. En partenariat avec six universités canadiennes et McGill en particulier depuis 2014, l’université de Kyoto est l’un des plus importants établissements de recherche d’Asie. Elle est réputée pour produire des chercheurs de calibre mondial, dont 17 lauréats du prix Nobel, deux gagnants des médailles dans leurs champs particuliers de recherches et un gagnant du prix prestigieux de Gauss Prize.

La foi bahá'íe au Japon commence par ‘Abdu'l-Bahá qui a mentionné ce pays dans ses écrits en 1875. Les contacts japonais avec la religion venaient de l'ouest lorsque Kanichi Yamamoto vivant à Honolulu, Hawaii, est devenu bahá’í en 1902 ; le deuxième étant Saichiro Fujita. Fujita a accepté la foi lors de la visite de ‘Abdu'l-Bahá aux É.U. Il servirait entre les deux guerres mondiales, d’abord dans la maison de ‘Abdu'l-Bahá puis de Shoghi Effendi. En 1932, la première assemblée spirituelle locale bahá'íe a été élue à Tokyo. Dans tout le Japon, il y avait alors 19 bahá'ís. L’Association des archives de données religieuses (en s’appuyant sur l’Encyclopédie chrétienne mondiale) a estimé en 2005, le nombre de bahá'ís japonais à 15 650, alors que le livre CIA World Factestime à environ 12 000 en 2006.


 

Portrait de 'Abdu'l-Bahá par Juliet TomsonMontréal le 31 août 2018 - Après cinq mois d’une tournée exigeante mais extrêmement fructueuse à travers les États-Unis, etmalgré les sérieuses mises en garde et les avertissements des amis affirmant qu'il ne serait jamais le bienvenu dans cette société considérée alors comme une sociétécatholique, fanatique et fermée, le Maître se dirigea vers Montréal. Tard dans la nuit du 30 août 1912, la famille Maxwell et Mme Louise Bosch accueillirent ‘Abdu’l-Bahá qui arrivait par train en provenance de Boston. Ils se rendirent directement à la maison des Maxwell située sur l’avenue des Pins Ouest et 'Abdu'l-Bahá y séjourna pendant quatre jours avant de prendre une suite à l’hôtel Windsor, vu le flot constant de visiteurs dont certains, suppliants, le suivaient parfois même jusque dans sa chambre.

Tout au long de la semaine, le Montreal Daily Starfit paraître des articles sur ce grand événement. En fait, c’est à Montréal, au cours de ces jours mémorables, que les meilleurs articles sur l’ensemble du séjour de 'Abdu'l-Bahá en Amérique du Nord ont été publiés. On était alors en 1912, deux ans avant le début de la Première Guerre mondiale. En ces heures de grave inquiétude face aux conflits menaçants et à la prolifération des armements, les prédictions de cet « Apôtre de la Paix... [voulant] qu’une guerre horrible [soit sur le point d’éclater] » firent les manchettes des journaux montréalais. Les avertissements de 'Abdu'l-Bahá étaient clairs, prophétiques, catégorique. En 1912, lors de la visite du Maître, plusieurs se rappelaient encore les ravages de la guerre civile américaine qui, quelque 40 ans plus tôt, avait coûté la vie à 620 000 hommes, et les paroles de 'Abdu'l-Bahá sur l’éventualité d’un chaos semblable sur le continent européen résonnaient profondément.

Le rôle qu’a joué May Maxwell dans la planification et la réalisation du séjour historique de 'Abdu' l-Bahá à Montréal est immense ; c'est elle qui a organisé la plus grande partie du programme de ses activités publiques. Le Maître n’a d’ailleurs jamais tari d’éloges envers elle.

Dans une de ses Tablettes adressées au Canada, il l’a immortalisée en ces mots:

« Il a constaté que, grâce aux efforts de Madame Maxwell, cette servante de Dieu, plusieurs fils et filles du Royaume, dans ce dominion, se rassemblaient et fraternisaient, renforçant chaque jour davantage ce très vif enthousiasme. Le voyage n’a duré que quelques jours mais, dans le futur, il produira des retombées inépuisables. »

Il n’y avait à l'époque que quatorze bahá'ís environ à Montréal, mais ce petit nombre ne diminua en rien les éloges du Maître tant pour la ville elle-même que pour le potentiel qu’il avait perçu dans ces âmes qui l’impressionnèrent, en particulier celle de May Maxwell :

« Quand un fermier acquiert une terre vierge, il a tôt fait d’en cultiver une grande partie. J’espère donc que Montréal sera un jour si animée que la mélodie du Royaume parviendra de ce dominion à toutes les régions du monde, et que le souffle de l’Esprit saint se répandra de cette ville vers l’est et vers l’ouest de l’Amérique. … »

Le nombre de croyants était, à l'époque, peu significatif; ce qui importait, c’était la qualité et l'ampleur du dévouement qui animait les cœurs de tous ceux qui eurent le bonheur d’accéder à la présence du Maître, que ce soit dans les conditions déplorables de la ville-prison de ’Akká ou dans de magnifiques maisons, églises, synagogues ou salles de réunion en Europe et en Amérique du Nord. Ce dévouement suffit à sortir la Foi de son père de l’obscurité presque totale dans laquelle elle se trouvait encore à cette époque où si peu d’Occidentaux en avaient entendu parler, pour lui permettre d’atteindre sa position actuelle : elle est aujourd’hui la deuxième religion mondiale la plus géographiquement répandue sur terre. 

La maison de l'architecte MaxwellDans son journal où elle relate le séjour du Maître à Montréal, May Maxwell a décrit, dans un langage poétique, son arrivée chez elle, sur le flanc du mont Royal, dans la soirée du 30 août 1912. « À la clarté éclatante d’une lune d’été », il était arrivé à bord du train de Boston et la Providence voulut que le train ait du retard : attendu à 20 h 40, il n’arriva en fait que vers minuit. May et Sutherland Maxwell, en compagnie de Marie Louise Bosch, attendaient le Maître dans deux voitures. Il fut chaleureusement accueilli à la gare de Windsor située sur la rue Peel. Pour cette visite, seuls deux membres de son escorte l’accompagnaient : Mahmúd-i-Zarqání, qui faisait la chronique de son périple en Amérique du Nord, et Ahmad Sohrab, son interprète. 

Le soir même de son arrivée chez les Maxwell, ‘Abdu’l-Bahá a rencontré un groupe d'amis et le journaliste John Lewis, rédacteur en chef du Montreal Daily Star. Il est probable que M. Lewisait lui-même été bahá’í car, dans les notes d’un témoin oculaire de l’époque, Amine De Mille, son nom apparaît sur la liste des « premiers serviteurs à s’être levés (pour enseigner la Cause)grâce à l'enseignement de Sutherland et May Maxwell ». M. Lewis y figure comme ayant été parmi « les premiers amis de la Foi à Montréal ». La publicité considérable et, surtout la personnalité irrésistible de 'Abdu'l-Bahá donnèrent lieu à tant de demandes de renseignements chez les Maxwell qu'il devint impossible de les gérer toutes. 

'Abdu'l-Bahá a donné huit conférences publiques et sept présentations informelles, soit quinze causeries au total, dont six ont été transcrites. Ces nombres n’incluent pas les articles de journaux, les entretiens privés ni les notes des pèlerins consignés dans le journal de Mahmúd. Trois conférences ont eu lieu dans la maison des Maxwell et deux dans les grandes églises de Montréal.                                                                                                                                                                           La gare de Windsor

Pendant ses moments de « repos » chez les Maxwell, 'Abdu'l-Bahá s’adressait souvent à de petits groupes d'invités sur 
des sujets tels que « l'immortalité » ou « la nature de l'homme ». Quand le temps lui manquait pour répondre aux questions qu’on lui posait après ses causeries publiques, il avait l’habitude d’inviter les gens à se joindre à lui pour poursuivre la discussion en privé. Amine de Mille, une bahá'íe américaine, écrivit que, dès le premier matin de son séjour à Montréal, 'Abdu' l-Bahá a commencé à recevoir un flot de visiteurs et que, toute la journée, ils entraient et sortaient en grand nombre... »  Il savait mieux que quiconque donner à chacun l’impression d’être la seule personne que lui, 'Abdu'l-Bahá, était venu rencontrer à Montréal.

Photos : Portrait de 'Abdu'l-Bahá par Juliet Thompson 1912 - La maison de l'architecte William Sutherland Maxwell et son épouse May où 'Abdu'l-Bahá séjourna - La gare de Windsor, le point d'arrivée de 'Abdu'l-Bahá à Montréal.

 

Montréal, le 10 septembre 2018 – En 1912, ce jour fut une autre journée pluvieuse, mais le départ de ‘Abdu’l-Bahá pour Toronto (en route vers Buffalo) avait déjà été organisé. On demanda à Maḥmúd, le chroniqueur de ‘Abdu’l-Bahá, de s’occuper des bagages du Maître, mais c’est le personnel de l'hôtel qui s’en chargea. ‘Abdu’l-Bahá exprima son inquiétude à Maḥmúd parce que ses bagages contenaient des écrits et des documents précieux qu'il avait l'intention d’offrir à des « bibliothèques de Londres et de Paris ». Comme tous devaient l’apprendre plus tard, à la gare du Grand Trunk Railway (aujourd'hui le Canadien Pacifique), l'inspecteur-chef de la douane et ses assistants laissèrent passer les bagages sans aucune inspection, affirmant qu'ils n'avaient aucune raison d’inspecter les bagages des bahá'ís. À cette déclaration, le visage du Maître s’épanouit comme une rose, et il parla de la valeur de la sincérité et de la loyauté, qui sont la source de la prospérité et de la quiétude des peuples du monde.  

Il n’y a aucun doute que la visite de ‘Abdu’l-Bahá toucha un beaucoup plus grand nombre de personnes que les 2 500 qui vinrent l’entendre ou qui entrèrent en contact avec lui. Quelque 440 000 lecteurs de la dynamique presse montréalaise, en anglais et en français, furent informés de sa visite et de ses enseignements.

Laissant derrière lui l’émotion des nombreuses personnes venues lui dire adieu, 'Abdu'l-Bahá monta dans l’International Limited qui quitta la gare Bonaventure à 9 h 05 à destination de Toronto, puis de Buffalo (New York). 

Lors de ce trajet, à Oshawa en Ontario, un enfant amérindien âgé de 4 ans était assis sur une barrière et regardait le train passer. Il vit un homme portant un long habit élégant blanc lui faisant signe de la main. Il fut si bouleversé qu’il perdit  son équilibre et tomba mais il n’oublia jamais ce qu’il vit ce jours-là. En 1948, trente six ans plus tard, Jim Loft, le premier croyant amérindien au Canada, accepta la foi baha’ie et il se rappela vivement cet incident quand il vit la photo de 'Abdu' l-Bahá pour la première fois. 

Plusieurs s’étonnèrent de constater que 'Abdu'l-Bahá ne recherchait ni le confort ni le repos, même lors d'un voyage en train. Quand on lui lut les traductions des articles de journaux et des lettres des amis, il y répondit immédiatement et généreusement. À certains, il écrivit de sa propre main. Quand il fut fatigué d’écriture, le Maître parla de la venue du Christ dans le ciel de la sainteté : il est expressément consigné dans l'Évangile qu’à sa première venue, bien que le Christ soit né de Marie, il a lui-même dit qu'il était venu du ciel. Ainsi, le « ciel » signifie la grandeur de la Cause, l'éminence et le pouvoir de la Manifestation de Dieu qui propage cette cause divine par sa puissance céleste et sa force divine, et non grâce à des moyens matériels. Pour ceux qui étaient témoins de la vie publique et privée du Maître, il ne faisait aucun doute que les besoins personnels de 'Abdu'l-Bahá étaient peu nombreux et extrêmement simples. 

On peut sans contredit affirmer que ces neuf jours passés par 'Abdu'l-Bahá à Montréal furent et demeurent parmi les plus importants dans l'histoire du Canada. Nous profitons encore aujourd’hui du privilège de suivre ses recommandations et, nous inspirant de son exemple et de la clarté de ses enseignements, de bâtir un pays et un monde dignes de ses paroles et de la vision de Bahá’u’lláh. 

En quittant Montréal, 'Abdu'l-Bahá laissa ces paroles en souvenir :  

« Le voyage n’a duré que quelques jours mais, dans le futur, il produira des retombées inépuisables. » 


Aujourd'hui, nous ne pouvons que nous émerveiller devant l’exemple et l'inspiration de ‘Abdu’l-Bahá qui choisit d’inclure la ville de Montréal dans son itinéraire chargé, et devant la sagesse et l'efficience de sa décision d’accomplir ce voyage malgré son âge avancé et sa condition physique défaillante, pour l'amour de quinze croyants qui, avant 1912, avaient pris l’initiative de se rendre à la ville-prison de 'Akká, s’exposant ainsi à tous les dangers. Seul le pouvoir de sa présence en ce monde pouvait les inspirer à réaliser ce qui allait devenir l’œuvre de leur vie. 

Photos : Gare centrale Bonaventure 1912 - Jim Loft, le premier bahá'í d'origine amérindienne - Le groupe bahá'í de Montréal en 1912

Montréal, le 30 juillet, 2018 – Il y a une maison dans le quartier NDG qui est un havre de paix pour tous ceux qui frappent à sa porte ! Cet endroit magnifique a accueilli un couple fascinant, Roger et Doris Rasmussen de l'Institut bahá'í Desert Rose, situé à Eloy, Arizona. Ils ont fait tout un chemin pour venir visiter les communautés bahá'íes de la côte Est canadienne ! Ils avaient apporté un cadeau sans pareil, de partager les histoires des premiers croyants bahá’ís des États-Unis et du Canada à travers une présentation dramatique.

Les personnages que nous avons eu le plaisir de contempler pendant la première partie de la présentation n'étaient autre qu'un couple exceptionnel - Howard Colby Ives et son épouse bien-aimée, Mabel Rice-Wray Ives - qui ont rencontré 'Abdu'l-Bahá en Amérique en 1912. Ils étaient tous deux des enseignants ardents et dévoués de la Foi jusqu'au dernier souffle de leur vie. Howard a enregistré l'expérience de sa rencontre avec 'Abdu'l-Bahá dans son livre bien connu « La voie de la liberté » qui est d'ailleurs traduit en plusieurs langues.

Mabel Ives a été une enseignante accomplie de la Foi pendant de nombreuses années pendant et après la mort de son mari, même quand elle a été malade au lit pendant dix jours avant de rejoindre son époux en 1943 au Royaume éternel.

Les rôles ont été joués par Roger et Doris Rasmussen qui ont magnifiquement interprété Howard et Mable ! Ils avaient placé de petits accessoires mignons pour mettre en valeur la beauté dramatique de ces vies exceptionnelles. La présentation a été fort appréciées par une cinquantaine de spectateurs.

Dans un télégramme adressé à la Communauté des États-Unis, le Gardien de la foi bahá'íe Shoghi-Effendi, fait l'éloge de Mable Ives ainsi : "dévouée, enseignante distinguée de la Foi ... services exceptionnels, mémorables et hautement méritoires ..." qu'elle rendit à la cause de Dieu.

Howard était un ministre unitarien et il a rencontré 'Abdu'l-Bahá pour la première fois en 1912 à New York. Le Maître le vit, le distingua de toute la foule, lui fit signe et Howard sentit une brise d'un matin divin lui toucher le front ! Il a consacré sa vie à l'enseignement de la Foi jusqu'à son passage dans le monde au-delà en 1941, exactement deux ans avant le décès de sa femme Mable.

La présentation dramatique a été suivie de questions et de discussions sur les premiers croyants au Canada et le rôle qu'ils ont joué dans la construction de la communauté et l'expansion de la foi.L'Institut bahá'í Desert Rose a débuté en 1988 à Tucson avec l'école bahá'í Desert Rose de quatre jours initiée par la Main de la Cause de Dieu William Sears et son épouse, Marguerite, avec un noyau d'amis dévoués. Lorsque M. Sears est décédé en 1992, Marguerite a continué l'école bahá'íe Desert Rose et cette école de quatre jours est devenue finalement un institut permanent. Un terrain près d'Eloy, en Arizona, a été acheté en 1996 et l'Institut bahá'í Desert Rose, Inc. a été établi comme une société sans but lucratif en 1997.

Howard Colby Ives (1867 - 1941)

Mabel Rice-Wray Ives (1878-1943)

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