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Montréal, le 21 mars 2022 - « Le monde est en travail, son agitation croît de jour en jour » écrit Bahá’u’lláh dans une de ses tablettes ! Malgré cela, les Bahá’ís du monde entier ont célébré l’équinoxe du printemps, la fête de Naw-Rúz, dans leurs communautés respectives. À Montréal,  les amis ont eu de petites célébrations par téléconférence sauf au Centre des jeunes à Côte-de-neige ou il y a eu une célébration avec beaucoup de jeunes accompagnés par les amis et quelques parents !

« Naw-Rúz » est la Fête célébrée par les Bahá’ís du monde entier à l'occasion du premier jour du Printemps, commencement du calendrier et de l'année bahá’ís, le 21 Mars. !

Quoi de plus logique et de plus naturel, en effet, que de commencer l'année ce jour-là. Aussi Sa Sainteté le Báb, qui a institué le nouveaux calendrier de l'Ère bahá’íe, a-t-Il choisi cette date (le 21 Mars) comme le jour du Nouvel An, choix ratifié plus tard par Bahá’u’lláh. Et comme en Iran ce jour-là était déjà une fête et portait le nom de "Naw-Rúz", celui-ci a été gardé pour notre Fête du Nouvel An bahá’í.

Mais que représentait-elle donc dans la Perse antique, puisque cette fête qui date probablement d'au moins trois millénaires ?

« Naw-Rúz » veut dire en Persan, mot à mot : Nouveau Jour. Dans la Mythologie iranienne il est dit que le Dieu Suprême a créé l'Univers en six jours : successivement le Ciel, la Terre, l'eau, les plantes, les animaux et, le sixième jour, l'Homme... Une fête célébrait le jour de chacune de ces créations : celle de l'apparition de l'Homme s'appelait « Naw-Rúz ».

Jusqu'a l'an 538 avant Jésus Christ, « Naw-Rúz » n'était que la Fête de la Création (de l'Homme). A partir de cette date, les Iraniens vont faire coïncider le jour du Nouvel An (fêtée jusque-là au début de l'automne) avec cette fête célébrée le premier jour du Printemps.

Ce changement de date se fit sous le règne de l'Empereur perse Cyrus le Grand qui libéra les Enfants d'Israël du joug des Babyloniens et fut chargé par Dieu de reconstruire le Temple de Jérusalem. Cyrus (de religion mazdéenne ou Zoroastrienne) a un rang important puisque non seulement il est connu comme le premier « promulgateur » d'une charte des Droits de l'Homme assurant notamment la liberté religieuse, mais surtout parce qu'il est appelé dans la BIBLE : « le berger, l'oint de l'Éternel » !

Depuis plus de 2 500 ans, les peuples de cette région (y compris - a part ceux de l'Iran - certains habitants de l'Afghanistan, du Tadjikistan, de l'Ouzbékistan, de l'Inde, du Pakistan, de la Caucasie, de la Turquie et de l'Iraq) célèbrent joyeusement cette Fête de « Naw-Rúz ».

Indépendant et différent du toute autre calendrier, il serait l'un des rares à commencer au Printemps. En plus, le Jour de l'An, cet événement est fêté pendant 12 jours, plus un 13ème jour pendant lequel on doit sortir de la maison pour une communion joyeuse avec la Nature.

Malgré l'invasion de cette région par Alexandre de Macédoine, les armées de l'Islam, les hordes de Gengis Khan et de Tamerlan, et malgré les vicissitudes des temps, cette fête a persisté et, étant un point commun, a même servi, d'une certaine manière, à unir culturellement les peuples du Plateau de l'Iran...

En somme, dans la mythologie, la tradition et la culture iranienne, « Naw-Rúz » est considérée comme la Fête du Créateur, de l'apparition de l’Homme, la Fête de la Nature, de la Fécondité, de l'Espoir et de la Paix. Elle est également la Fête de la Famille, du Respect envers le chef de famille et des personnes âgées, de l'Amitié, de la Générosité, de la Joie et des Enfants...

Nous voyons bien que le nom de « Naw-Rúz » est digne d'être porté par une Fête baha'ie !

Voici ce que le sixième Imam des Chiites dit à propos de cette fête :

« Naw-Rúz » est le Jour où Dieu fit une Alliance avec les âmes de Ses serviteurs pour qu’ils Le reconnaissent comme l'Unique et qu'ils suivent Ses Envoyés et Ses preuves. C'est le Jour où le Soleil a éclairé le monde, où la brise s'est levée pour fertiliser les plantes et la terre est devenue verdoyante. C'est le Jour où l'Arche de Noé a enfin touché terre, où l'Ange Gabriel a apporté la Révélation à Sa Sainteté le Prophète, le jour où ce dernier brisa les idoles, (...) le Jour ou le Qá'im (le promis) de la lignée de Muhammad, c'est-à-dire Sa Sainteté le Possesseur de la Création, se révélera !... »

 N.B. la photo de groupe a été prise avant la restrictions sanitaires !

Montréal, le 25 février 2022 - N’y a-t-il pas façon plus représentative de rendre hommage à un Maître ('Abdu'l-Bahá) qui aimait les enfants profondément que faire appel aux tout-petits de notre communauté afin qu’ils déploient leur créativité pour exprimer leurs pensées et leurs sentiments à son égard ? De plus, la période festive d’Ayyam-i- s’avère un moment idéal pour présenter le fruit de leur imagination.

Dans les cours en groupe ou à la maison, les enfants ont répondu chaudement à l’appel et se sont adonnés avec joie à la création d’œuvres en Son honneur. Vous pourrez voir le fruit de leur travail en ligne sur le site Web de la Communauté bahá’íe de Montréal (http://bahaimontreal.org/fr-ca/la-foi-bahaie/vie-communautaire/les-classes-pour-enfants) à partir du 25 février, le premier jour des Jours intercalaires. Les œuvres originales seront exposées simultanément au centre bahá’í de Montréal, du 25 février jusqu’à la fête de Naw Ruz.

Les jeunes artistes qui ont participé au succès de cet événement sont :

Angelica, Chris Chen, Izzy, Kieran, Kitowin, Lucca, Ziuyuan, Danny, Clara Lebensold, Luke, Oscar, Sarah, Isabelle, Volador, Nasim, Bennett Talwar, Leili Lencucha, Asher Daley, Giorgia Daley, Yasmin Agigi, Layna, Bahar, Joy, Chloe Aquine, Emory, Anie, Jaeda, Tajalli Hopkins, Leroy Hopkins, Xiuyuan et Xue Qin.

Montréal, le 8 janvier 2022 – Dans la nuit du 4 janvier 2022, l’âme de Violet States (née Grant), une servante dévouée de la foi de Bahá’u’lláh, a pris son envol vers le jardin du Royaume Immortel de Dieu à l’âge de 98 ans. Elle est et sera pour toujours la première femme de sa race qui est devenue bahá’íe à Montréal.

Une femme courageuse que rien ne pouvait l’arrêter d’atteindre les objectifs de sa vie, née à Verdun de parents immigrants jamaïcains. Violet n’a pas grandi dans les milieux huppés de la musique classique mais son père, un travailleur sur les chemins de fer, a tenu à ce qu’elle suive des cours de piano en plus de son parcours scolaire régulier.

Sans être découragée des préjugés raciaux la jeune Violet se fixe alors comme objectif de devenir à son tour enseignante de musique et est même acceptée au McDonald Teacher College, l’ancienne faculté de musique de l’Université McGill.

Quand le directeur de l’établissement la rencontre en personne et réalise qu’elle est noire, la dissuade toutefois d’entamer ses études, prétextant que bien peu de parents accepteraient qu’une personne de couleur enseigne à leurs enfants.

Loin de la décourager, ce refus la motive au contraire à trouver une autre manière d’atteindre son but. Grâce à une bourse, elle entre alors au Conservatoire de musique de Montréal pour compléter une Majeure en piano.

C’était en 1940 que Violet, une jeune pianiste, assiste sur le Mont-Royal au tout premier concert de la Symphonie féminine de Montréal, un orchestre rassemblé par la chef Ethel Stark et composé uniquement de femmes. C’est le coup de foudre. Violet veut s’y joindre.

Elle, alors, devienne la toute première Noire à avoir fait partie d’un orchestre professionnel en Amérique du Nord. Le fait que cet orchestre symphonique n’avait pas de piano dans son ensemble ne l’a jamais découragé ! L’orchestre, plutôt, manquait une clarinettiste !  Violet s’est orientée vers cet instrument qu’est entièrement différent de piano ! Trois ans plus tard, elle passe les auditions avec brio et est acceptée dans l’ensemble !

C’est avec cet orchestre qu’en 1947, alors que la ségrégation règne partout aux États-Unis, elle deviendra la première Noire à jouer au Carnegie Hall, prestigieuse salle de concert de New York.

À une époque où les femmes venaient tout juste d’obtenir le droit de vote et où la ségrégation était à son plus fort, elle a mené une carrière exceptionnelle, ouvrant la voie aux générations suivantes. Violet s’est également beaucoup impliquée dans son arrondissement de Verdun, entre autres en dirigeant bénévolement des chœurs amateurs. Son rôle dans la communauté avait déjà été salué en 2002, lorsqu’elle a reçu le titre de Grande Verdunoise !

Violet a adhéré à la Foi le 8 janvier 1961 à Verdun et a servi comme membre de l'Assemblée spirituelle de Verdun, desservant depuis de nombreuses années comme la Secrétaire de cette institution. Elle est la première femme croyante de sa race à Montréal qui a accepté la Foi.

Dû à son dévouement et sa générosité, la ville de Verdun auraient voulu qu’on nomme une rue ou un établissement de Verdun en son honneur. Par contre elle a été choisie comme Bâtisseuse de la Cité pour représenter Verdun qui est devenue décidément un quartier de Montréal !

Elle a également participé aux projets tels d'honorer les premiers cheminots noir et la reconnaissance officielle d'un cimetière d'esclaves à St-Armand (Québec). Elle a également ouvert, en collaboration avec la Caisse Populaire Desjardins, des comptes d’épargne pour tous les étudiants de l’École primaire Verdun et à travers ce projet, elle a enseigné pour la première fois aux enfants l’importance de l’épargne.

Finalement, Violet Grant States aura su prouver au directeur du McDonald Teacher College qu’il avait tort, puisqu’elle a enseigné la musique à des milliers de jeunes, au privé pendant 28 ans et dans les écoles publiques pendant 22 ans.

 'Abdu'l-Bahá raconte que Bahá'u'lláh, a comparé un jour les gens de couleur à la pupille noire de l'œil entourée de blanc. Dans cette pupille noire, on voit le reflet de ce qui est devant elle, et à travers elle brille la lumière de l'esprit. 

Que son âme progresse dans les mondes éternels de Dieu où aucune préjugé et rancœur existent !

Montréal, le 22 janvier 2022 - Des amis, des collègues, des élèves, des musiciens, des journalistes, des artistes, des professeurs d'université, des membres de la communauté noire, un juge et des politiciens ainsi que des membres des organes administratifs bahá'ís de partout au Québec et en Amérique du Nord, se sont réunis pour célébrer la vie d'une femme exceptionnelle qui a servi l'humanité dans sa communauté de Verdun et dans d'autres régions de la province pendant près d'un siècle !

Bahá'u'lláh, le prophète fondateur de la foi bahá'íe, « a un jour comparé les gens de couleur à la pupille noire de l'œil entourée de blanc. Dans cette pupille noire, on voit le reflet de ce qui est devant elle, et à travers elle brille la lumière de l'esprit. »

Et c'est ainsi qu'était Violet : elle faisait briller la lumière de l'esprit sur tous ceux qui croisaient son chemin !

Il était impossible d'écouter toutes les réminiscences de plus de soixante amis présents à sa commémoration virtuelle, mais tous étaient unis dans le fait que Violet était leur mentor, leur guide et leur aide dans tous leurs efforts !

Le premier message de reconnaissance a été envoyé par Marie-Andrée Mauger, la mairesse de l'arrondissement de Verdun où Violette est née et a résidé toute sa vie : 

" Nous ferons en sorte d'honorer la mémoire de Mme Violet States Grant, Grande Verdunoise ", tel était le message ! Plus tard, elle a rendu un hommage élogieux à Violet sur sa page Facebook.

Les messages des élèves de Violet étaient innombrables. Elle avait enseigné dans les écoles publiques de Verdun et de Montréal pendant 25 ans et comme professeur de piano pendant 28 ans en privé. Certaines semaine, elle a donné le cours de musique à plus de mille élèves par semaine !

Son honorable Juanita Westmoreland-Traore, premier juge noir de l'histoire du Québec et premier doyen noir d'une faculté de droit de l'Université de Windsor (Ontario) de l'histoire du Canada, a mentionné qu'elle avait pris des leçons de musique avec Violet lorsqu'elle n'avait que six ans. Plus tard dans sa vie, Violet l'a présentée à « Cross Roads Africa », où elle a beaucoup appris sur la vie et la solidarité internationale. Ce qui est remarquable chez Mme States, dit-elle, c'est l'attention qu'elle portait à ses élèves dans les écoles primaires ainsi qu'à ceux ou celles qui prenaient des cours chez elle. On lui a refusé d'enseigner dans les écoles publiques en raison des préjugés raciaux de l'époque, alors elle a enseigné la musique dans sa propre maison. Il lui a fallu des années avant d'être autorisée à enseigner dans les écoles publiques. Elle a donné une grande importance que les étudiants deviennent autonomes en économisant leur argent à la Caisse Populaire Desjardins. Violet a également encouragé le futur juge à rejoindre la chorale de musique gospel noire et à apprendre l'histoire de la communauté noire. Violet a appris à ses élèves qu'ils pouvaient surmonter tous les obstacles, quelle que soit leur nature. Elle était une véritable mère spirituelle pour la communauté et ses élèves. Les élèves de Violet étaient sa famille !

Violet était souvent arrêtée dans la rue par ses élèves et recevait des mots de gratitude de leur part, en particulier de ceux qui avaient appris à économiser leur argent et que l'épargne était devenue un départ important dans leur vie future !

Violet était attentive aux difficultés que traversaient ses élèves. À une occasion, elle a encouragé l'une d'entre elles à améliorer son anglais par correspondance avec un ami australien. Violet a mentionné à cette étudiante que non seulement elle améliorait son anglais mais qu'elle pouvait aussi parler de la foi bahá'íe à son correspondant. Cette correspondance s'est poursuivie pendant près de cinquante ans, a dit l'étudiante, et elle se poursuit toujours !

Violet était également membre du Montreal Coloured Women's Club. Elle a voyagé avec eux pour suivre la Route de l’esclave, un projet de l’UNESCO. Violet était une femme d'action sociale dans tous les domaines de la vie. Elle a joué un rôle majeur dans l'hommage rendu aux premiers cheminots noirs du Canada et dans la reconnaissance officielle d'un cimetière historique d'esclaves à Saint Armand, au Québec.

Violet a fait partie du projet d'histoire orale de Verdun et a également remporté des jeux athlétiques dans son école. Sans surprise, le directeur de l'école ne lui a pas remis le trophée qu'elle avait gagné lors de l'assemblée de l'école parce qu'elle était noire. Il s'est rendu dans la classe de Violet et lui a remis le trophée plus tard, sans aucune cérémonie !

Violet était une femme pleine d'amour, remarque l'une des amies présentes, tenace est un autre attribut qui lui vient à l'esprit. Chaque fois que Violet trouvait une idée ou un sujet intéressant, elle devait persister à le suivre pour atteindre son but !

Il y avait de nombreux messages des élèves de Violet ; tous étaient d'accord pour dire que Violet était une personne aimante qui se souciait non seulement de ses élèves mais aussi de leurs familles.

Violet roulait à bicyclette dans les rues de Verdun tous les jours jusqu'à l'âge de 80 ans, soit pour aller travailler, soit pour faire des courses.

Il était incroyable d'entendre combien Violet a subi de préjugés raciaux tout au long de sa vie. Depuis son enfance jusqu'à la fin de sa vie, elle en avait plein les oreilles : "N-, Noir" - "N-, Noir" ! la chansonnette et la voix des enfants pendant son temps d'école. Le seul endroit où elle n'a pas eu de préjugés, c'est peut-être pendant les années où elle a joué de la musique dans un orchestre symphonique composé uniquement de femmes. Elle s'est rendue à New York en 1947 avec l'orchestre pour donner un concert dans le prestigieux Carnegie Hall. C'était une période de ségrégation terrible en Amérique du Nord, mais rien ne pouvait empêcher Violet de faire ce qu'elle était censée faire ! Elle était la seule femme noire de cet orchestre !

Violet était un être humain unique non seulement dans l'histoire de la communauté bahá'íe, mais aussi à Verdun et à Montréal où elle a servi l'humanité pendant près d'un siècle ! Il est déchirant de penser qu'une personne aussi exceptionnelle puisse faire l'objet de discrimination dans la société !

Le 4 janvier 2022, dans l'après-midi, l'âme pure de Violet States Grant s'est envolée vers le monde de l'au-delà, à cinq jours de son centenaire. Ses élèves, la communauté bahá'íe de Montréal et l'arrondissement de Verdun, où elle est née et a servi toute sa vie pendant près d'un siècle, se souviendront toujours d'elle avec amour et affection.

Voici le lien pour voir l'enregistrement vidéo de la commémorationhttps://vimeo.com/676665687

Montréal, le 27 novembre 2021 – Nombreux amis dans les quartiers de Montréal se sont rassemblés pour commémorer le centenaire d’anniversaire de 'Abdu'l-Bahá, l'une des figures centrales de la communauté mondiale bahá’íe.

Les amis de Saint-Laurent en partenariat avec le Centre d’action bénévole et communautaire du quartier ont organisé une rencontre par téléconférence au cours de laquelle un don de 11 tablettes numériques pour soutenir « L’ABC DES AÎNÉS » a été offert au Centre ABC. Cet outil est pour faciliter nos aînés à garder contact avec leur famille, d’avoir accès à des loisirs en ligne (jeux, films, musique, etc.)

Une quarantaine de personnes y compris le maire de Saint-Laurent Alan de Sousa, des membres du Conseil de la ville, la députée (fédérale) de Saint-Laurent, Mme Emmanuela Lambropoulos, le député provinciale, la directrice générale du Centre d’action bénévole et communautaire ainsi que plusieurs autre organismes communautaires étaient présent.

Dans son discours, Alan DeSousa, conseiller municipal de Montréal et maire de Saint-Laurent, a fait observer que le « puissant message de ‘Abdu’l-Bahá sur l’égalité de la race humaine et la paix universelle a pris racine dans le monde entier. »

« La foi bahá’íe nous enseigne que nous devons nous préoccuper activement des besoins de l’humanité », a poursuivi M. DeSousa. « J’ai vu cet enseignement passer des mots à la réalité, grâce au dévouement et aux services de la communauté bahá’íe locale, qui est active ici depuis 1956. » Dans une ville si diverse, a-t-il noté, « nous devons parvenir à une communauté de pensée, d’idéaux spirituels et de vision qui rassemble les gens. »

Un programme varié de musique, de vidéo et une présentation sur la vie et les œuvres charitables de 'Abdu'l-Bahá a été présenté. Pendant la période de témoignage, un des participants, Michel Atallah, dont la famille habitait la région de ‘Akká et Haïfa pendant la période de l’empire Ottoman, a raconté le souvenir de leurs amitiés avec 'Abdu'l-Bahá et sa famille. Cette relation a duré au moins trois générations dans sa famille.

Un autre événement par rapport à la commémoration du centenaire du décès de 'Abdu'l-Bahá était une réception dont l’Assemblée spirituelle nationale était l’hôte. Cette réunion intime qui a eu lieu au Centre d’accueil du Sanctuaire bahá’í de Montréal a rassemblée un nombre impressionnant de dignitaires tels que l’archevêque de Montréal Msg Lépine, les professeurs des universités, les organismes religieux, le Centre de droit de la personne, Conseiller de la ville et un professeur de l’université Urbanienne de Rome.

Originaire de Perse, 'Abdu'l-Bahá a passé la majeure partie de sa vie comme prisonnier et exilé à cause de sa foi. En 1912, peu après sa libération de la célèbre prison ottomane d'Akka, il s'est rendu à Montréal à l'âge de 68 ans, lors de sa tournée en Amérique du Nord, en Europe et en Égypte.

Ambassadeur de la paix, bien connu en Europe et en Amérique du Nord, ‘Abdu’l-Bahá arrive à Montréal pour attirer l’attention du peuple du Canada sur l’importance vitale et essentielle de la coopération entre les habitants de la planète en vue d’arrêter une guerre dévastatrice qui a ravagé l’humanité peu après!

En raison de la visite de ‘Abdu’l-Bahá, la résidence de l’architecte William Sutherland Maxwell, sise sur l’avenue des Pins Ouest à Montréal et elle-même conçue par son propriétaire, a été désignée le Sanctuaire bahá’í, le seul en Occident.

Au cours de sa visite, il s'est adressé à des milliers de personnes dans diverses églises, salles de conférences, et a eu des entretiens personnels, notamment avec Robert Stanley Weir, auteur de notre hymne national « Ô Canada », Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal et le recteur de l'université McGill, Sir William Peterson.

« L'apôtre de la paix », « le sage oriental », « le voyant oriental » sont quelques-uns des noms que la presse anglophone et francophone de Montréal lui ont donnés dans quelque 34 articles de journaux publiés pendant sa visite de neuf jours.

« Il a parlé à divers publics de l'unicité de la religion, de l'éradication des préjugés, de l'égalité des femmes et des hommes, de la science et de la religion, de la recherche de la vérité et de la justice économique. Il a averti, de manière prophétique, de l'imminence d'une guerre en Europe ».

En 1912, le New York Times citait 'Abdu'l-Bahá pour dire : « Le temps est venu pour l'humanité de hisser l'étendard de l'unicité du monde humain, afin que les préceptes dogmatiques et les superstitions puissent prendre fin. »

Ce sont là quelques-uns des principes que la communauté montréalaise et des environs s'efforcent de mettre en œuvre dans leur vie et leur groupement grâce à des programmes éducatifs d'inspiration bahá'íe. Ils commémoreront le centenaire de son décès en ligne et lors de petits rassemblements en personne.

L'héritage et l'impact de la visite de 'Abdu'l-Bahá à Montréal sont toujours présents et cette année nous rappelle que ses paroles et ses enseignements sont aussi pertinents aujourd'hui qu'il y a 100 ans.

 

Sources : « ‘Abdu’l-Bahá au Canada », publication de Bahá’í Canada

Service canadien de nouvelles bahá’íes : https://news.bahai.ca/fr/articles/le-centenaire-de-l-ascension-de-abdu-l-baha-est-souligne-au-sanctuaire-baha-i.html

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